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Plus de 3 millions de personnes ont acheté Charlie Hebdo cette semaine, et ces 3 millions de personnes ont pu lire ce message de Paix « Tout est pardonné ». Pour autant, ces 3 millions savent-ils bien ce que signifie le mot « pardonner » et le feront-ils?

Je profite de cette triste actualité pour soulever ce sujet essentiel dans toute démarche spirituelle, dans toute démarche de développement personnel et même de changement de vie, car sans le pardon, la colère demeure nourrie par la peur. La colère est un fléau, pas seulement dans l’histoire de l’humanité, mais aussi dans chacune de nos histoires individuelles. Nous savons tous ce qu’est la colère. La colère contre un parent alcoolique ou absent, contre une sœur tyrannique, contre un oncle abusif, contre une maladie, contre un Dieu injuste, ou même contre un camarade d’école un peu trop moqueur. Toutes ces rancœurs sont un poison dans nos veines. Elles nous rongent et nous consument de l’intérieur. Ce sont elles à mon sens le plus grand terroriste que connaisse l’humanité. Ce poison influence nos pensées, nos actes, nos décisions, nos relations avec les autres, ce poison influence le monde.

 

Pardonner? Ça veux dire quoi?

Le pardon est encouragé par toutes les religions, conseillé par tous les grands maîtres spirituels et décortiqué par de nombreux philosophes depuis la nuit des temps. Alors pourquoi n’est il pas plus présent dans nos vies, dans notre société, notre culture et notre éducation? On pense souvent que le pardon est un acte charitable, quelque chose que l’on donne, une partie de soi que l’on offre. C’est FAUX. Le pardon est un acte égoïste. Quelque chose que l’on fait avant tout pour soi-même.

Pardonner, cela ne veux pas dire oublier. Non, surtout pas! Pardonner, cela signifie faire disparaitre la colère. Pardonner est surement l’un des actes les plus courageux qu’il soit. Et lorsqu’on y parviens réellement, et je dit bien RÉELLEMENT, alors nos épaules se libèrent, on se sent tout à coup léger, plus de tensions ni de crispations, et surtout, notre vision des choses devient alors objective. Nos sentiments n’ont alors plus d’emprise ni sur nos pensées, ni sur nos actes.

Pardonner? Ok, je veux bien, mais comment?

La compréhension. Voilà la clef. Il faut bien comprendre qu’il existe des millions de façon de percevoir le monde et des millions de croyances différentes. Dans le cas de cette actualité dramatique, la vision qu’on les extrémistes du monde est bien différente de la notre, ils sont prisonniers de leur croyances, tout comme nous le sommes des nôtres. Attention, je ne donne aucun crédit à leurs actes, mais j’essaie juste de comprendre comment on peut en arriver là afin de pouvoir leur pardonner.

J’ai trouvé un extrait du livre de De Mello « Quand la conscience s’éveille » qui exprime parfaitement cela. Et quand c’est si bien expliqué, le mieux à faire est de le citer. (Je n’ai pas pu raccourcir plus cette citation car chaque mot a son importance.)
« Dans mon pays, un grand nombre d’Hommes grandissent avec la conviction que les femmes sont du bétail. « Je l’ai épousé, disent-ils, elle fait maintenant partie de mes possessions ». Ces Hommes sont-ils à blâmer? Préparez vous à entendre une réponse choquante: Non, ils ne le sont pas. Comme les américains ne sont pas à blâmer pour l’opinion qu’ils ont des Russes. Leurs lunettes -ou leurs perceptions- ont simplement été teintées avec une certaine couleur, et leur vision est influencée par elle. Par quels moyens pourrait-on leur faire toucher la réalité telle qu’elle est, comment pourrait on leur faire prendre conscience qu’ils regardent le monde à travers des verres colorés? Il n’y aura pas de salut pour eux tant qu’ils n’auront pas compris qu’ils sont victimes de préjugés. Dès le moment ou vous regardez le monde à travers une idéologie, vous êtes fichu. Aucune réalité ne peut s’accrocher à une idéologie. (…) Je ne dis pas qu’adorer n’est pas important, mais j’affirme que le doute est infiniment plus important que l’adoration. Les êtes humains cherchent constamment des objets d’adoration. (…) Nous serions beaucoup plus tranquille si les terroristes adoraient un peu moins leur idéologie et la remettait plus souvent en question. Mais nous n’aimons pas adopter cette attitude; nous sommes sûrs d’avoir raison et nous sommes persuadés qu’ils ont tort. Mais celui que vous considérez comme un terroriste est un martyr pour ceux qui partagent ses convictions. »

 

« Pardonner », voilà un mot qui a du sens. Un mot puissant, un mot qui peut à lui tout seul changer le monde.

Il ne signifie pas oublier, et nous n’oublierons jamais ce qu’il vient de se passer. Il ne signifie pas abandonner, et nous ne devons surtout pas abandonner. Il ne veux pas dire que nous ne devons pas lutter. Ce mot signifie que nous devrons faire tout cela sans colère, sans peur, sans rancœur, dans l’amour, la paix et la compréhension. Voilà ce que j’ai compris de cette Une, j’ai compris que c’est ce que Charlie Hebdo veux faire et ce qu’ils attendent de nous. Quelle preuve incroyable de leur intelligence.

Il me plait à penser que leur mort n’a pas servie à rien, qu’elle a un sens. Depuis, des messages de paix enflamment le monde, les citoyens français de tous les horizons et de toutes les origines se sont unis. Depuis, nous nous posons à nouveau des questions essentielles. Peut être qu’un certain Hollande avait raison, le changement c’est maintenant. Leur mort n’a pas servie a rien, et c’est à nous qu’il appartient de lui donner un sens.

 

N’hésitez pas à réagir, vos commentaires sont la vie de ce blog. Avez vous déjà eut une expérience de pardon? Comment l’avez vous vécu? Ou avez vous des colères qui ne passent pas? Sentez vous leur poids sur vos épaules et dans votre vie? Tout ce qui vous vient par la tête en lisant cet article peut nourrir le débat. A vos plumes!

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  • Le non pardon un acted egoïste

Ils sont 8 commentaires

  1. Colette

    Le changement de point de vue que tu proposes est intéressant et juste à mon avis: comprendre que l’autre, celui qui nous met en colere a agi en fonction des « lunettes colorées » qu’il porte est essentiel pour retrouver la paix.
    J’aurais envie d’ajouter que lorsque l’on garde une colère contre quelqu’un, il est également interessant de s’interroger sur ce qui nous appartient dans cette colère persistante… Car mon expérience personnelle me montre que lorsque ma colère persiste, lorsque je ne parviens pas à me dire « n’importe quoi, passons à autre chose… » C’est qu’à coup sûr la parole ou l’acte de l’autre a touché quelque chose en moi de « blessé », d’inadéquat…On N’est jamais QUE victime. Et c’est interessant d’eclairer les choses ainsi car de toute façon, il n’y a que sur soi qu’on peut agir.
    Je me questionne de cette façon face aux attentats de Charlie: quelle est ma part de responsabilité? Qu’est-ce qui en moi a pu permettre que ça arrive? Ces questions me renvoient à la tolérance, au respect qui commencent par la tolérance à soi-même, le respect de soi-même… Car je sais que le monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur… Visiblement, on a du boulot…
    Oh bien sur, ça peut paraître tres tres tres dérisoire comme démarche… Mais j’applique le principe du colobri cher à P. Rabhi et ça me permet de rester « droite dans mes bottes », déterminée et de ne pas me laisser embarquer par la peur…
    Voilà ce que cette question de la colere a évoqué en moi comme réflexion…

  2. Emmanuel

    Bonjour Barbara,
    J’avais déjà commenté ton 1er billet à travers des expériences de vie, et je peut encore le faire, quelque part c’est la suite…
    Il y a environs 5 ans, suite à un choc psychologique j’ai eut des douleurs intercostales (Douleurs en particulier au niveau du coeur) mais aucun examen n’avais pu déceler la cause.
    Un jour lors d’une séance chez mon coiffeur qui n’était au courant de rien, je lui parle juste de ces douleurs et me dit :
    -« As tu quelqu’un à pardonner ? »
    -« Heuuuu… »
    -« L’as tu fait ?? »
    -« je crois. »
    -« Si tu crois c’est que tu ne l’a pas fait ! »

    Alors oui j’ai du prendre du temps à comprendre l’autre, à comprendre le pourquoi, à me remettre en cause également car l’autre n’est jamais le seul coupable et pour la première fois de ma vie j’ai clairement pardonné.
    Depuis ces douleurs ont disparues.

    A travers ce petit témoignage, je peut confirmer qu’apprendre à pardonner, c’est apprendre aussi à écouter les autres et essayer de comprendre leurs points de vue et accepter nos différences. Je suis un athée et les récents évènements m’ont montré que j’avais raison , comment peut ton tuer au nom d’un dieu ?? (Et les cathos l’ont également pratiquer à une époque…)
    Mais je respecte les croyances des autres et je trouve que même sur leur dernière couv, Charlie va trop loin car il n’ont pas écouter les autres. Les cultures religieuses sont différentes, certain n’accepte pas que l’on se moque d’un prophète (Musulman) pendant que d’autre se sont détourné de leur foi et ont changé de dieu pour passer à la Déesse télé (Catho).
    Une fois de plus à mes yeux ce n’est qu’une erreur de communication qui a couté la vie inutilement à beaucoup de personnes mais ce même jour, combien sont mort dans le monde dans une souffrance encore plus insupportable ?

    • Barbara

      Merci beaucoup pour avoir partager ton expérience. J’ai eut un peu la même de mon côté. J’avais une douleur musculaire au niveau de l’épaule, je le trainait depuis des mois, elle ne voulais pas partir. Depuis mon changement de vie, elle n’est jamais revenue. Je ne sais pas si c’est le fait que maintenant je suis en accord avec moi même ou le pardon que j’ai donné à cette même periode à mon père, ou juste le tout ensemble, mais depuis… je ‘ai plus rien!!!
      Mais cet échange avec ton coiffeur est surprenant. Il y a parfois des personnes qui nous donnent des messages fort, comme il l’a fait à ce moment là! Super histoire!

      Je suis d’accord avec toi que tuer au nom de Dieu est d’une absurdité incompréhensible, puisque l’enseignement de Dieu est à l’opposé de ces actes. Mais comme l’a dit Laura, les croyants sont des humains eux aussi, et sont capable du pire comme du meilleur. Il ne faut pas retenir que le mauvais. Il y a de merveilleuses choses qui sont faites aussi au nom de Dieu, la charité, l’aide au personnes défavorisées, certaines églises organise des mouvements de solidarité. Des humains, capables du pire comme du meilleur. Mais cela est en chacun de nous, pas seulement chez les croyants.

  3. Laura

    Je suis parfaitement d’accord avec toi quand tu dis que le pardon est fondamental dans toute démarche de développement personnel. Un concept de pardon qui a été souvent mal transmis par les religions.

    Je suis bien sûr d’accord aussi avec qui affirme que c’est inacceptable ce qui s’est produit il y a deux semaines et que la liberté est une valeur inaliénable. Mais je pense aussi que beaucoup des réactions qui ont suivi ces tristes évènements n’ont pas été déterminées par une sincère et consciente prise de position face à la tragédie, mais surtout par la peur vis-à-vis de cet ennemi incontrôlable et par la colère, attisée par les medias.

    J’ai entendu dire un peu partout que ces terroristes, par ces actes, n’ont pas seulement attaqué la liberté d’expression, mais déclaré guerre à tous les Français en tant que nation, à leur culture, à leurs valeurs. J’ai entendu des personnes justifier leur colère implacable en décrivant dans les moindres détails le déroulement des faits. J’ai vu dans leurs yeux une étrange lumière, comme s’ils étaient en train de me raconter excitées les épisodes les plus obscènes du dernier polar de Val MacDermid.

    La mobilisation de masse, physique et virtuelle, a été bien sûr émouvante, mais j’étais un peu brassé face à certaines personnes qui ne pouvaient pas cacher, malgré leurs discours enflammés, un subtil plaisir, comme s’ils étaient en train d’entrer dans l’histoire, de faire partie de quelque chose d’important.

    J’étais profondément brassée quand, un profitant de cet hystérisme collectif, il y a quelqu’un qui a commencé à parler de peine de mort, comme si la vengeance suffisait à résoudre la situation si précaire et compliquée dans laquelle les rapports entre états et religions se trouvent à l’heure actuelle.
    A propos de morts… un proche m’a fait remarquer quelque chose qui m’a fait réfléchir. Tous ou presque tous les journaux ont parlé de 17 morts liés à ces évènements. En réalité les morts étaient 20. Tout le monde, en effet, a “oublié” les trois terroristes. La raison de cela est probablement le fait que ces terroristes, par leur acte inconsidéré, ont perdu leur statut d’être humain.

    J’ai entendu plusieurs fois la phrase suivante: qui est capable de tirer sur des innocents sans défense n’est pas un être humain ; il n’est pas un être tout court, parce que même les animaux n’agissent pas comme ça. Affirmation qui est à mon avis paradoxale. Je crois, en effet, qu’il n’y a rien de plus humain que la faculté d’accomplir des actes horribles, ainsi que, au même temps, la capacité de réaliser les choses les plus merveilleuses au monde.

    Or, je pense que c’est exactement de ça qu’il faudrait parler: d’humanité. Pas une humanité stéréotypée ou perçue comme valeur. Mais une humanité qui soit perçue comme responsabilité. Une responsabilité collective, qui ne soit pas limitée à notre qualité de consommateurs occidentaux, ou inconscients meurtriers, ou musulmans radicaux, ou chrétiens, ou juifs…. Je pense que ça serait intéressant si tout le monde réfléchissait aussi sur sa propre responsabilité d’être humain, et sur la capacité de reconnaitre en soi pas seulement Charlie, mais aussi le terroriste, pas seulement la victime, mais aussi le meurtrier. Nous somme, en effet, humains, et, pour cela, des êtres ambigus, mi- lumière, mi- ombre. Une fois que nous aurons appris à reconnaitre et observer en nous cette lumière et cette ombre, il faudra apprendre aussi à les pardonner. A se pardonner soi-même.

    Je pense que t’as raison, Barbara, quand tu dis que le processus de pardon est « égoïste ». Dans le sens où c’est quelque chose qui nous fait du bien, mais qui doit être exercée tout d’abord envers nous-même. Parce-que nous sommes ce que nous sommes : des humains pleins de contradictions, tous ensembles sur le long et difficile chemin de la conscience. Et c’est tellement plus facile de faire se voyage comme compagnons, e non pas comme ennemis! Parfois il faut juste tendre la main…

    • Barbara

      Laura ton intelligence m’épatera toujours! Je lis ces lignes avec délectation, tant ton raisonnement est juste et précis. Il va falloir que je fasse des articles « invités » pour que tout le monde puisse te lire.
      Merci pour ta si jolie réponse, merci d’avoir pris le temps de lire cet article.

      Avec ton raisonnement tu m’ouvre les yeux sur un autre point auquel je n’avais pas réfléchis, et qui coule de source après t’avoir lu. Ca va m’occuper un peu l’esprit ce soir!

  4. Milton

    Le pardon est un acte d’auto nettoyage absolument basique et efficace si l’on se débarrasse du côté habituellement magnifié par les religions. Il n’est en rien la marque d’une grandeur d’âme : si l’on pardonne avec cet esprit (je fais un effort sur moi-même, je vais être vertueux etc.) l’on enkyste dans son inconscient la blessure. Or, la vrai vertu du pardon 100% c’est la libération. Tout doit être ramené à une question pure et simple d’énergie.
    Avocat, je l’explique très souvent aux personnes que j’assiste à l’occasion d’une rupture conjugale lorsque je les vois s’énerver sur l’autre lors d’un rendez-vous avec moi au point d’avoir un ton désagréable même avec moi. Je leur dis simplement : vous me dites que vous lui en voulez, que vous ne pourrez pas lui pardonner et vous êtes agressif (ve) : mais c’est moi là, juste en face de vous, qui actuellement reçoit votre énergie négative qui vous ronge. Pendant ce temps votre conjoint est peut-être en train de prendre l’apéritif au soleil, de prendre du bon temps. Qu’est ce que vous apporte votre colère là, ici et maintenant, rien d’autre que de l’aigreur, vous vous détruisez vous-même car cette colère, ce ressentiment vous empêchent d’être en paix avec vous-même. Vous aurez guéri de toutes les blessures qui vous affectent quant vous aurez atteint le stade de l’indifférence. Pensez à vous même, au lieu de vous faire du mal à cause de l’autre qui n’en vaut pas la peine et qui peut même jouir de cette souffrance qui vous habite s’il l’apprend(ça n’est pas rare malheureusement) : abandonner tout cela, laisser tomber. Ne pensez qu’à vous même et dites : après ce qu’il m’a fait c’est un comble que là, alors qu’il n’est pas là, il soit encore capable de me nuire simplement parce que je lui en veux: tant que vous continuerez à lui en vouloir : c’est vous qui serez rongé par cette énergie négative dont il n’aura pas même conscience lui, faute d’être en face de vous, comme dans l’exemple précité. Voilà ! le pardon ça n’est pas plus compliqué : il vient naturellement si l’on prend assez de recul pour analyser ses propres réactions et constater ce qui est bon ou mauvais pour nous dans l’instant. Certains qui ne pardonnent pas, passent leur vie rongés par leurs ressentiments : leur vie est stérile et aride : même s’ils parviennent à assouvir leur soif de vengeance : ils se retrouvent aussitôt après dans un gouffre : ce qui les avait portés pendant tant d’année n’existe plus : l’inanité de leur démarche leur saute en pleine face : et l’on peut tenter de tromper les autres, l’on ne peut se mentir à soi-même. Si l’on intègre le caractère inéluctable de notre propre mort et l’ignorance de l’instant où elle nous touchera ( le fameux : « nous ne connaissons ni le jour ni l’heure » des écritures des chrétiens) tout cela apparaît monstrueusement dérisoire. L’esprit peut enfin lâcher prise et le mauvais karma qui nourrissait cette colère est brulé dans l’instant. Soudain le chant de l’oiseau à proximité, le rire d’un enfant, un rayon de soleil, le sourire d’un ami retrouvent leur fraîcheur, celle de la vie tout simplement que l’on regrettera peut-être plus tard en repensant à ses instants que l’on a gâchés en s’abandonnant à une colère ridicule. Donc soyez égoïste : pardonnez à tout va si vous n’avez pas la possibilité de vaincre ceux contre lesquels vous avez du ressentiment. Vous verrez, vu comme cela, ça marche parfaitement. Et, en y arrivant, vous n’aurez pas été vertueux, vous aurez fait preuve d’intelligence et de bonté à l’égard de vous même.

    • Barbara

      Magnifique réponse à cet article! Merci d’avoir développe le sujet, de manière s clairvoyante! Je partage chacun de vos propos! C’est tellement bien exprimé! Merci pour votre passage sur ce site!


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